Celle qui avait le blues des bleus

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Voilà, c’est fini ! On y a cru jusqu’au bout, mais l’aventure a pris fin dimanche soir, lors d’une finale longue et angoissante, nous laissant tous pantois, atterrés et décontenancés par la victoire inattendue de l’adversaire. Comme quoi il ne faut jamais sous-estimer l’ennemi… Mais qu’à cela ne tienne, la Coupe de l’Euro 2016 aura eu le mérite de nous faire oublier nos soucis quelques semaines, et surtout de créer un engouement populaire sans précédent récent, la France en avait tellement besoin…

Pas fouteuse pour un sous, je me suis surprise à me prendre au jeu. Les victoires successives des Bleus nous rapprochaient progressivement de la coupe et chaque match nous rassemblait un peu plus, tous âges et toutes catégories sociales confondues. En l’espace de quelques semaines, nous avions presque oublié les événements du Printemps. Oubliée la crue de la Seine et de ses affluents ! Finis les grèves et les mouvements sociaux ! Couchées les Nuits Debout ! Effacées les menaces d’attentat ! Éradiqués les débordements des Hooligans anglais et russes à Marseille ! Les fans zones débordaient de bonne humeur, les supporters fraternisaient, l’Esprit du sport était là.

Après la demi-finale remportée contre l’Allemagne, la France s’est mise à rêver en grand. Les médias allèrent bon train sur la possible victoire des Bleus. Les drapeaux fleurirent aux balcons et aux fenêtres. Le soir de la finale, la foule envahit les terrasses de café. Les rues scintillèrent des reflets bleus, blancs et rouges des fanions tricolores, des joues rebondies des enfants maquillés, des ongles vernis des filles. On la voulait cette victoire, on en avait tellement besoin…

On a perdu mais on a gagné un formidable élan populaire, un optimisme qui nous fait tant défaut, à nous, français, éternels râleurs. Comme quoi, la France n’attend que ça : l’envie d’y aller, de se donner, de se rassembler pour avancer. En tout cas ce foutu Euro m’aura redonné envie d’écrire et de poursuivre mes chroniques de quinqua, c’est déjà ça !

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